L’aveu

Un par un, les acteurs viennent faire l’aveu d’une grosse bêtise qu’ils ont faite.

Entrer plein de culpabilité, avoir du mal à raconter, bégayer un peu peut-être, prendre son temps, laisser la place au silence lourd de sens.

Bref laisser la place à l’hésitation naturelle que l’on traverse lorsque l’on parle devant un public pour l’une des première fois.

Faire l’aveu et trouver difficile de parler, d’avouer.

Jouer de son hésitation ou de son stress naturel. Assumer son hésitation pour la dépasser.

Mon exemple :

“J’ai une sœur, une petite sœur, on a deux ans de différence. Quand j’avais six ans, alors elle en avait quatre… Et on se chamaillait beaucoup, enfin normal, quoi… entre un frère et une sœur… Mais un jour, j’étais vraiment très en colère… Et elle avait une poupée… Une poupée qu’elle aimait beaucoup… son jouet préféré quoi… et moi je lui ais pris sa poupée… Elle m’a pas vu… Et sa poupée je l’ais mise en pièce… avec des ciseaux, j’ai coupé les cheveux, les bras, les jambes… elle était en morceaux… Et puis après j’ai mis les morceaux de poupée dans la gamelle de notre chien… Et puis, quand ma sœur a vu ça, la poupée en morceaux devant le chien… elle a hurlé ! Elle pleurait, elle pleurait… Mais le pire, après, c’est que ma sœur ne pouvait plus rester dans la maison, avec le chien… Dès qu’elle voyait le chien elle se mettait à hurler… peut-être qu’elle avait peur que le chien la mange, elle aussi… Alors mes parents ont du se débarrasser du chien… Je me suis senti super mal, et depuis j’arrête pas d’y penser… Et je ne le lui ais jamais dit…”

Oser prendre son temps sur la scène, ne pas se laisser embarquer par la panique du “devoir faire” que l’on peut ressentir sur scène. Comprendre que l’on est maître sur scène. Que le texte et le jeu va nous attendre, qu’on a pas à courir après le texte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *